5/30/2005

Difficilement tolérable

Aujourd'hui, à 14h00, j'ai été témoin d'un acte difficilement tolérable.
Alors que j'étais en train de me préparer mon riz dans la cuisine de la guesthouse (cuisine de type américaine, donc on voit dans le salon), je discutais avec un des français qui se trouvait devant l'ordi commun. On parle du vieux (le cas social du dessin de la note précédente). Le vieux est justement présent. Il est en train de regarder la télé allongé sur le canapé. Je le vois qui se lève. Et commence à abaisser son pantalon. En dessous de celui-ci, il y a un autre pantalon (genre culotte de cowboy) qu'il abaisse aussi. Il a au moins 3 ou 4 caleçon, il abaisse le premier. Le premier blanc est déjà bien jauni en façade. Le second gris est pas mieux. Il s'arrête là, et remonte tout. Le vieux se dirige ensuite vers la porte coulissante qui donne sur l'extérieur, il l'ouvre. Comme il pleut, il la referme. Il se dirige dans ma direction, et sort du salon. Je le vois toujours depuis ma place, il se trouve dans le couloir en face de l'évier qui sert aux locataires du rez-de-chaussée pour se brosser les dents. Je le vois abaisser à nouveaux ses pantalons. Voyant cela, je m'empresse d'aller dans le couloir voir ce qu'il fait. Le vieux fou est en train de pisser dans l'évier !!!!! P'tain, j'hurle à l'autre français ce qui se passe. Le vieux remonte son bazar et s'en retourne comme si de rien sur son canapé. Particulièrement énervé, je croise l'anglais du rez-de-chaussée, et je lui raconte ce dont j'ai été témoin. Il me dit que c'est exactement là qu'il se brosse les dents tous les jours. Tout comme l'autre japonais sympa qui vient d'Amérique. Ce soir, normalement, on doit se retrouver entre locataires de la guesthouse pour discuter du "problème".

5/27/2005

Encore des nouveaux...

Nous pensions qu'ils étaient partis. Mais non. Ils sont toujours là.
Un jour, un vieux d'environ 80 berges, tout crado, marchait dans le salon de la guesthouse. Moi, j'étais en train de regarder quelques mails sur l'ordi commun. En voyant ce type au regard vide, je me dis que ça doit être un homeless, et vu que la porte de la guesthouse est constamment ouverte... bon, je me dis que c'est juste exceptionnel.
Mais quand on commence à le voir tous les jours squatter le sofa du salon, ses pieds nus sur la table, on se dit que finalement, c'est peut-être un nouveau locataire. C'est effectivement un nouveau locataire, accompagné de son fils qui a l'air assez taré. Jamais ils ne parlent, jamais ne sourient, jamais ne jettent leurs ordures (parfois si, mais c'est rare)... et squattent la télé toute l'après-midi, m'empêchant par la même occasion de regarder, quand je suis en train de bouffer, de la bastonnade sur le cable (Batista de la WWE est tout de même super balèze, et Triple H est super marrant). Mais bon, maintenant, beh... dans le salon, y a deux nouveaux types qui mettent l'ambiance.
Voici deux petits dessins pour vous présenter ces arrivants tout frais, ainsi qu'une autre illu pour présenter Pyjama Fou (l'homme-femme qui veut mon truc) dont je parlais dans un précédent post.
Le vieux qui est tout de même très vieux, mais alors vraiment très vieux, si vieux qu'il est tellement vieux qu'il n'est plus jeune.
Fou-fils, le fils qui a l'air fou.
C'est lui, le héros de la nuit, oeil injecté de sang, toujours prêt à sortir son portable, le regard halluciné prêt à tout manger. (manger signifie baiser quand on ajoute pas de complément au verbe en japonais)

5/25/2005

Que raconter ?

Pas grand chose. La boîte japonaise qui m'aime bien ne peut finalement pas me prendre du fait de mon niveau de japonais. Ce qui est assez normal en soi. Je ne peux m'en prendre qu'à moi-même. Mais bon, être trilingue français-japonais-anglais, c'est pas en 6 mois qu'on le devient. Raaah ! je me donne encore de fausses excuses. Cette expérience m'a, au moins, permis de me rendre compte que je pouvais me faire une place au Japon. Par conséquent, ma motivation pour apprendre le japonais est remonté d'un coup. Ce ne sera peut-être pas cette année que je vais pouvoir bosser dans une boîte intéressante au Japon pour y faire un boulot dans lequel je peux m'épanouir. Mais il y a de l'espoir pour les prochaines années. C'est une chose qui me rassure.

Je suis aussi allé faire un stage d'observation dans une école de langue. Juste regarder, prendre des notes et faire un rapport. Les cours sont particulièrement portés sur l'oral. Je dois encore aller faire quelque chose, je ne sais pas trop quoi, demain. Et ensuite, je serai fixé sur mon sort.

Mon retour en France est pour l'instant prévu pour le 2 juillet. Je peux encore changé la date de mon billet. Mais je dois prévenir la guesthouse de mon départ deux semaines avant. Va falloir que je pense à ce que je vais faire en France.

5/19/2005

La (r)évolution du jeu-vidéo ?

En ce moment, c'est l'E3, le salon du jeux-vidéo de Los Angeles. Et grâce à Gamespot et IGN, on peut suivre l'actualité au fil des heures, et surtout télécharger plein de vidéos et les conférences des 3 gros.
J'ai d'abord vu la conférence de Microsoft présentant la Xbox 360 (la Xbox 2 donc). En voyant tourné le jeu Dead or Alive 4, je n'ai pas eu l'impression de passer à une nouvelle génération de console. On voit d'autres vidéos déjà sur le web depuis la présentation de la console sur MTV la semaine dernière. Bref, je suis pas convaincu.
Par contre, Sony, c'est une claque. Une belle claque. Quatre vidéos m'ont particulièrement marqué. Tout d'abord, Killzone 2, un FPS particulièrement impressionnant. Sur internet, personne n'arrive à se décider sur le fait que ce soit de l'image de synthèse ou du in-game (il y a un problème de frame-rate à un moment qui laisse croire que...). En tout cas, l'un ou l'autre, c'est très chouette, et ça mérite d'être vu. La seconde est MotorStorm, un jeu de buggy et de moto tout aussi bluffant. L'intro de Final Fantasy VII, démo technique bluffante elle aussi. Et The Gateway avec un Londres assez troublant. Bref, Sony m'a fait pété les yeux.
Quant à Nintendo, une présentation rapide de leur nouvelle console la Revolution. Aucune image de jeu, pas de manette non plus. Assez frustrant. Zelda est chouette, mais prend déjà un coup de vieux face à la puissance de la PS3... mais bon, c'est pas la même génération, et tant mieux. Vu la qualité de Zelda et du Resident Evil 4 sur Gamecube, on est en droit d'espèrer des jeux d'une exceptionnelle qualité visuelle pour la next gen.

Sony m'a donc convaincu. Surtout qu'un nouveau GTA est annoncé pour le lancement.
Mais une grosse rumeur traine sur le net, concernant Nintendo et sa Revolution (qui durant la conférence ne ressemblait qu'à un simple disque-dur externe de PC). Depuis quelques temps traîne un "fake", une vidéo montrant une console en forme de cerveau avec un casque (lunette + écouteurs) que l'on place sur sa tête. Excellent moyen d'immersion pour les jeux en vue subjective. Ce fake laisse rêveur. Et la rumeur trainant sur le web essaie de nous faire croire que Nintendo compte dévoiler ce casque, aujourd'hui 19 mai, à l'E3. Si c'est vraiment le cas, c'est une révolution dans le monde du jeu vidéo (du moins si c'est pas aussi foireux que le Virtual Boy).

Y a de l'espoir...

Hier, mercredi, j'ai passé un entretien pour un boulot dans une boîte japonaise. J'arrive un peu en avance. La personne qui me reçoit, assez jeune, me sert un café. C'est avec lui que je vais passer l'entretien, c'est le boss, je crois. La première phrase qu'il me dit est : "j'adore ce que tu fais !". Je suis très surpris. Et l'entretien continue pendant presqu'une heure, parsemé d'éloges. Tout en anglais. Et c'est là, le point qui cloche. C'est pas que mon niveau d'anglais ne soit pas suffisant, c'est mon niveau de japonais qui ne l'est pas assez. Nous arrivons pourtant à nous comprendre en discutant dans une langue qui n'est pas la notre, mais comme il me le précise ce ne sera pas le cas avec le reste du staff. On parle aussi du visa, et de mes goûts dans le domaine de l'animation. La boîte fait du jingle. En tout cas, j'ai jamais rencontré quelqu'un autant intéressé par mon "trait". L'entretien se termine, une autre personne attend déjà depuis quelques minutes. Je repars heureux, mais aussi en colère contre moi-même d'être, volontairement, une buse en japonais.

Le soir, coup de téléphone... pas de cette boîte, mais de celle dont j'ai passé un entretien la semaine dernière, une école de langue. On me propose un stage d'observation. J'accepte.

5/16/2005

C'était dimanche.

Hier, nous étions à Akihabara. A la sortie du métro, il y a un employé qui reste au milieu des escaliers en disant bien haut "attention à la marche". Ca me fait penser aux femmes d'ascenseur qui continue de parler tout haut "nous sommes au premier étage ! nous allons au deuxième étage !" quand il n'y a personne. Je parle de cela avec mam'zelle lui demandant si c'est une punition, si ces employés ont fait une faute grave ou non. Et bien, non. Ce n'est pas une punition. Ca m'en a tout l'air. Faire le piquet à crier une phrase à répétition. C'est toujours surprenant.

A Akihabara, j'ai essayé de chercher des bornes de téléchargement pour la DS. Mais je me suis galéré. Rien trouvé. Akihabara était rempli de monde, presqu'autant qu'à la braderie de Lille. Faut dire qu'il y avait une fête shintoiste dont j'ai oublié le nom. Très folklorique, gros contraste avec les magasins de l'electronic-city.

Puis j'ai perdu 3000 yens, parce que le train dans lequel j'étais ne voulais pas aller de Nishi-Funabashi à Funabashi, endroit où je devais donner un cours. Raaah... je ne sais pas pourquoi le train était bloqué, mais bon... tant pis

Bref... aujourd'hui, c'est l'E3 de Los Angeles qui commence. Le plus gros salon des jeux-vidéos. Présentation de la nouvelle Xbox 2 (la Xbox 360... ils veulent nous faire réapprendre à compter les gars de 'crosoft, après 1 c'est pas 360... en plus c'est prononcé "three sixty"), la PS3 de Sony et la Révolution de Nintendo. Pour suivre tout ça en image je vous conseille le site que je viens de découvrir aujourd'hui, une sorte de GameOne d'internet : gametrailers.com. En plus, la présentatrice est mignonne.

Edit : En fait, non, je ne vous conseille plus ce site ci-dessus. Gamespot est bien mieux.

5/11/2005

L'homme-bière.

Hier soir, Dylan est passé me voir pour boire quelques bières tranquillou. Alors, hop, installé dans le salon, il me raconte les déboires d'une vie d'enseignant d'anglais pour élèves du primaire. C'est toujours très intéressant de découvrir le travail des autres. Surtout que celui est assez intéressant, entre la petite qui crie tout le temps, l'autre qui pisse le sang par les narines sur tout le monde comme dans un film gore... tout ceci est très sympathique.
Comme nous sommes dans la pièce commune, d'autres personnes nous rejoignent. On se retrouve à six. Je ne sais plus de quoi on parle, mais à un moment, je sors le nom de Yoshida Sensha. Ma voisine de gauche, aimable jeune dame, me dit qu'elle aime super beaucoup tout plein. Alors je lui dis : "ouais, tu connais pas supermurgeman ?". Et donc, je ramène Supermurgeman de Mathieu Sapin, BD plein d'humour en couleurs au format standard 48 pages etc. Je ramène aussi Pyongyang de Guy Delisle qu'on m'a si gentillement offert avant mon départ (merci Chris et Nat). Je montre d'abord la BD de Delisle. La traduction instantanée en anglais n'est pas trop compliquée. Je m'étonne moi même. Mais une fois venu le tour du super héros de la jungle qui boit trop, Supermurgeman, c'est un tout autre problème. Dès la première bulle, je bute. Bordel ! comment traduire cet humour ! J'abandonne, et lui fait un résumé de l'histoire en lui précisant bien que c'est dans les dialogues que résident en grande partie l'humour de cette BD. Beh... voilà. C'est tout. Pour la peine, j'ai décidé de ne plus nourrir mes chiens pour voir ce qu'il adviendra d'eux d'ici une semaine.
A bientôt reste du monde.

5/08/2005

La semaine en quelques lignes...

Mazette ! Ca fait une semaine que je n'ai rien écrit. Alors... beh, résumons rapidement :
- Lundi dernier, petite fête qui a duré toute la nuit pour l'anniversaire de Mam'zelle. Commençant par une izakaya (où l'on discute des nord-coréens et de la difficulté d'en parler avec les japonais) avant de terminer dans un karaoké pour 6 heures de chants non-stop ! Une douzaine à picoler et pousser la gueulante, c'est vraiment du beau. J'ai chanté en duo avec monsieur Zeni, mais aussi avec mon poto d'Amérique, Dylan (qui chante chouettement bien parfois). Le karaoké, ça reste toujours une excellente manière de passer un agréable moment avec ses amis et les amis des amis.
- Mardi, j'ai oublié. Mercredi, aussi, tout comme jeudi... et vendredi.
- Samedi, aujourd'hui donc, petite virée à Chiba avec les deux autres français de la guesthouse et un ami japonais dans la famille de ce dernier. Le père étant pêcheur, nous mangeons comme des rois, nous buvons aussi jusqu'à plus soif. L'ambiance est assez chaleureuse. La grande soeur aime bien Yoshida Sensha, donc elle a bon goût. Puis, c'est tout.
... au fait, lundi, j'ai un entretien pour un boulot de "je sais pas encore quoi". Dernière chance pour rester un peu plus longtemps au Japon ? je n'en sais rien...

Ah... j'oubliais. J'ai une nouvelle voisine. Elle fait déjà des messes basses. L'autre jour, je ne sais plus lequel, elle parle dans le salon avec le gars bizarre du rez-de-chaussée. Moi, depuis la cuisine, je comprends rien, de toute manière c'est en japonais. C'est justement ce qu'ils ont dû penser aussi. Puisque, une fois arrivé dans le salon pour manger, ils se mettent à discuter plus fort. Le gars me regarde dans les yeux et me dit quelque chose en japonais. Je le regarde avec mon air mauvais. J'aime bien regarder les gens avec un air mauvais par moment. Il répète plusieurs fois la même phrase. Celui-ci croit que je ne comprends pas ce qu'il me dit. Mais j'ai tout de même des notions. Et en vivant en guesthouse, on apprend des mots qu'on apprend pas en cours. La phrase en question était : Chin*o ga oishii. Ce qui veut dire :
La b*te, c'est bon.
Un putain d'énergumène comme dirait Georges. Enfin bon... j'ai eu un sentiment que je n'avais pas eu depuis longtemps. Un sentiment dû à mon manque de réparti sur le moment. Je voulais lui répondre en japonais "je préfère la ch*tte". J'en suis capable, mais rien n'est sorti. Est-ce le Japon qui me rend muet. Alors qu'en France, j'en manquais pas une pour sortir une grossierté, mais surtout pour rétorquer aussi sec... quand les mots à mon encontre m'atteignait, ce qui est rarement le cas. Mes oreilles écoutent ce qu'elles veulent. Un bon avantage. Mais cette fois, j'ai eu ce sentiment de manquer de réparti en me ressassant dans la tête : "pourquoi ne lui ai-je pas répondu ça... pourquoi ?". Même si au final, je m'en fous complétement. J'ai tout de même l'impression qu'on me prend pour un homophobe dans cette guesthouse, tout ça parce qu'il y a des jours, je ne sourie pas.

Edit - on vient de me dire que je me suis trompe. Ce n'est pas oishii mais hoshi ce qui veut dire "je veux ta b***". Ca change toute la donne.

5/01/2005

BBQ

En ce moment, c'est la Golden Week, la semaine de vacances des japonais. Pour fêter ça, les japonais de la guesthouse ont préparé un barbecue. Nous sommes donc partis à Yokohama. Pourquoi Yokohama ? bah, parce que Yokohama, c'est un peu plus loin que le bord de la rivière Edogawa se situant à une centaine de mètres de la guesthouse. Prendre l'autoroute et franchir les péages, cela donnent une impression de voyage, non ? 4 heures de trajet pour y arriver, ça aussi ça donne une sentation de vacances. Surtout que Yokohama, c'est à côté de Tokyo. Bon... j'arrête de faire mon rabat-joie. C'était très bien. J'ai même pu m'occuper de Robert durant le trajet.

Le barbecue en lui-même est assez curieux par rapport à la France. Il y a la même installation, on utilise aussi du charbon de bois, mais une grande différence se trouve dans l'utilisation d'une plaque de cuisson en lieu et place d'une grille. Ce qui fait que l'on perd le goût typique d'un barbecue au charbon de bois. Au moins avec la méthode utilisée hier, on ne risque pas de manger de la viande carbonisée, c'est déjà ça. J'étais aussi surpris qu'on en revienne à faire du "chacun sa merde". Alors qu'un barbecue dans ma famille ou avec mes amis en France, il y a généralement une personne qui s'occupe de la cuisson, les autres attendent en discutant assis autour d'une table. Ici, ceux qui veulent manger restent autour du barbecue piochant sur la plaque de temps à autres ce qui paraît cuit.

L'occasion d'être à l'extérieur avec tous les membres "actifs" de la guesthouse était vraiment très bien. Je pense que tout le monde s'est bien amusé. J'ai même eu l'occasion de discuter un peu avec des mexicains en pleine forme.

Bonne journée que celle d'hier. Aujourd'hui, c'est tout autre chose. Je dois cohabiter avec des fourmis, sans mauvais jeux-de-mots. J'ai mis un petit piège à poison au bout du tatami près du mur. C'est de là qu'elles viennent. En espérant que cela soit efficace.

Voili voilà. Demain, c'est resto+karaoke pour l'anniversaire de mam'zelle (et du mien par la même occasion). Donc, beh, ça va chanter toute la nuit. Il est important, maintenant, de bien bosser aujourd'hui et demain. Puisque mardi sera sûrement une journée "tête embrumée".