23:36
Je viens de rentrer dans ma petite chambre. Il est donc 23h36. J'ai passé une excellente journée à Kawagoe, jolie petite ville bien agréable avec plein de boutiques intéressantes. On a bien mangé. Ca, c'est sûr. J'ai même mangé de la glace à la "sweet potatoe" (pomme de terre jaune un peu sucrée)... c'était dégueulasse. C'était chouette de se retrouver dans une ville que l'on ne connait pas, et qui, même si elle paraît un peu touristique du fait de la multitude de boutiques de souvenir, a un certain charme grâce à ses maisons traditionnelles. Soirée finie dans un izakaya (on dit normalement "une izakaya" mais je m'enfous) où l'on a encore bien mangé.
De retour dans la guesthouse, je passe chez mon voisin du dessus, Jim, qui doit déménager demain pour vivre avec sa copine. Il me dit "oh ! Salut ! Tu veux un ordinateur ? je te le donne !". Je réponds "ok". Et voilà, je me retrouve avec un deuxième ordinateur.
Une bonne journée.
Petite excursion
Aujourd'hui, samedi, je vais faire un p'tit tour à Kawagoe, au nord de Tôkyô. Une ville avec des maisons traditionnelles. Je recharge mon appareil photo, et je vous en dis un peu plus en rentrant ce soir.
En attendant, je vous conseille d'aller lire la chronique de mon ami Zeni sur un film intitulé Scoutman. Cela n'a rien à voir avec Kawagoe, mais avec la vie d'une certaine population japonaise en rapport à l'importante industrie du sexe existante au Japon. A lire donc.
Comment devenir millionnaire ?
Tout à l'heure, je suis tombé sur un article écrit en anglais au sujet d'un couple japonaise-gaijin dont la femme a réalisé un manga sur leur relation il y a 2 ans. Depuis il s'en est vendu plus d'un million d'exemplaires !!!!!! y a un filon à suivre, là. Je crois que c'est le genre de chiffre qui doit faire rêver des éditeurs français... alors hop, on va leur proposer un p'tit projet bien sympathique... parce que c'est vrai qu'il y a plein de choses à dire. Et vu la quantité de mangas qui se vendent en France, c'est le genre de truc qui doit faire rêver les p'tits otakus français : être avec une japonaise. Yep, une p'tite BD pour vous raconter la vérité, toute la vérité (subjective) d'une relation amoureuse qui sera tellement lu, qu'elle deviendra "parole d'évangile" et ne pourra à jamais disparaître tel le cliché du japonais, photographe mitrailleur ou encore le français à la baguette et au beret.
Ah, la gloire, la richesse, le succès !
Tiens... moi, qui crachait sur l'argent facile dans le post précédent, me voilà à rêver de royalties à vie sur un boulot qui prendrait pas plus d'un an de mon temps. Mouais, y a de la contradiction.
Surtout que raconter sa vie en dessin (ou sur un blog comme maintenant), c'est un peu comme mettre son visage en grand devant le reste du monde. Bah... je suis qu'une pute racoleuse qui montre ses cuisses aux chalands qui passent. Mais bon... 1.000.000 d'exemplaires vendus (en 2 ans), ça fait rêver.
Putain du français.
Hier, j'ai donné un cours de français à une japonaise. J'ai toujours cette impression bizarre, quand à la fin du cours, au bout d'une heure, je reçois de l'argent de sa part. J'ai l'impression d'être un gigolo qui fournit de l'exotisme.
Je sais pas. A mes yeux, le partage des connaissances n'est pas une chose qui se monnaie comme une passe à l'hôtel. Le fait de recevoir un salaire mensuel en tant qu'enseignant ne me gêne pas, mais donner un cours d'une heure et recevoir l'argent directement de la main à la main, ça me fait drôle. L'effort fourni de ma part n'est pas énorme en comparaison à celui de l'élève qui essaie de comprendre et suivre le cours. Vendre du Français, de l'exotisme pour certaines Japonaises. Je ne comprends pas. Je ne comprends pas pourquoi payer pour discuter et étudier, alors qu'un échange linguistique me paraît le plus approprié. Un étranger étant au Japon a besoin de parler japonais... l'échange des connaissances me paraît beaucoup plus honnête comme procédé.
Mon prof de japonais en France et sa femme m'ayant prévenu que certaines élèves prennent des cours privés pour se marier avec le prof me conforte plus ou moins dans mon idée. (Je tiens à préciser que mon prof, je ne le paie pas après chaque cours mais par une somme donnée en une seule fois pour l'année. Moralement, je préfère.)
Bref... c'est bizarre.
Qui sait peut-être qu'une fois habitué, je vais finir par vendre mon image à une agence de pub qui a besoin de gaijin pour faire vendre grâce à l'exotisme qu'un visage caucasien procure à la gente féminine, cible principale des spots publicitaires.
Je précise que ce que je viens d'écrire n'est qu'un sentiment qui me traverse l'esprit. C'est une opinion personnelle qui risque de changer aussi vite que je change de chemise. Je ne crache pas sur les profs, mais sur le côté "exotisme en location". Bref, tout cela dépend des élèves, des profs et de leurs intentions respectives. Mais pourquoi je donne des cours alors ? Mouais, bonne question...
Yep ! Yep ! Yep ! Mais pourquoi dire Yep ? 'me le demande...
Aujourd'hui, lundi, je ne me suis pas ruiné en m'achetant 2 CD de musique traditionnelle japonaise. 210yens le CD, c'est rien, ça équivaut à 2 raclées à Tekken 5. Donc maintenant, j'écoute de la musique faite au Koto, instrument japonais. Instrument qu'on entend dans la pub Baobab, si je me souviens bien... mais c'est aussi ce qu'on peut entendre dans les vieux Zatoichi. Bref... ça me change de Philip Glass.
Dans cette collection de CD à bas prix, il y avait aussi de la musique militaire de la seconde guerre. J'ai hésité, par curiosité... pis finalement, non. L'autre CD que j'ai pris est un disque de musique du temps de l'enfance de la mère de mam'zelle. Pas encore écouté.
Quant à hier soir, j'ai regardé un film que j'ai loué au vidéo-club, Insomnia (le prix revient ici à 3 raclées à Tekken 5). Film de Chris Nolan, directeur de Memento et du prochain Batman, mais remake d'un film de je sais pas quel pays. Bon, c'est l'histoire d'un flic qui va en Alaska, (l'autre pays des tremblements de terre), mais où il fait jour un peu trop tard dans la nuit. Et Al Pacino, il a oublié son cache-yeux pour dormir tranquille, surtout qu'il a pas de volet à sa fenêtre... alors il arrive pas à dormir. Et comme il manque de sommeil, il conduit comme un pied, et il fait des conneries. Tout ça pour dire que je me suis retrouvé dans ce personnage du gars qui dort pas, et qui croit voir des camions sur la route alors qu'il n'y en a pas... ça m'a rappelé les moments où, en France, je conduisais sur l'autoroute dans un état de fatigue qui me faisait par moment halluciner comme pour ce pauvre Al Pacino du film. Mais à l'époque, je dormais bien, mais à la différence d'aujourd'hui, je bossais, parfois tard, très tard. Bon, où est-ce que je veux en venir ? tout simplement que le boulot, la voiture, les soirées PS2 (et le foutage de tartes au jeu de catch), le cinoche à volonté pour un prix fixe, les restos avec les potes, les festivals de ciné qui permettent de rouler des kilomètres et de se faire passer pour journaliste à l'arrivée... me manquent. "a little homesick".
Parce qu'en y réfléchissant bien, qu'est-ce que j'aime au Japon ? qu'est-ce que j'aime du Japon ? Ma copine, forcément, c'est une certitude. Mais pourquoi le Japon ? parce que j'aime jouer à Shenmue (c'est un peu just' comme but dans la vie, partir au Japon parce qu'on aime Shenmue). Mais bon, faut dire que Shenmue c'est comme un documentaire où on est le héros (c'est du jeu contemplatif). Puis, quoi d'autres ? beh, les films de Misumi, la série des Baby Cart. Pis les films de Takashi Miike. (mouais, pas besoin d'aller au pays qui tremble pour ça). Et... la meilleure raison, qui est la véritable raison (puisque les autres étaient la base de mes précédents voyages), est donc : "vivre le quotidien japonais". Dans quel but ? savoir si je peux et si je veux vivre ici sur le long terme. Je ne tire pas encore de conclusions pour le moment, j'apprécie beaucoup de choses en particulier l'hospitalité et l'humour de la famille de mam'zelle, ainsi que les petits trucs du Japon tels les onsen, les karaoke, la bonne cuisine. Mais y a aussi les mauvais côtés, et en première place au classement, tout simplement le fait que la terre n'est pas stable (et que je pense à ça avant de m'endormir chaque nuit, et aussi quand je prends ma douche, toujours peur de finir comme le vieux scientifique dans Akira). Ensuite, d'autres trucs plus ou moins gênant tels que le manque d'amitié et de complicité avec des japonais, mais aussi les galettes de salary-men, les gens qui roulent sans leurs phares allumés la nuit (des bicyclettes, je vous rassure. Pour les voitures, ils éteignent leurs phares qu'aux intersections !!!!!! à un stop ou un feu rouge)... et bien d'autres choses.
A part ça je vais m'acheter un nouveau futon, parce que là, mon lit de France me manque terriblement. J'ai le dos en compote.
J'oublais de dire que les DVD de films américains au Japon sont en anglais, ça, c'est pas difficile à deviner, mais surtout ils contiennent des sous-titres anglais pour la plupart. Ce qui permet de progresser en anglais bien plus vite qu'en regardant un film en V.O. anglaise sous-titré en français. Je sais pas pour vous, mais moi quand je lis français, dans ma tête j'entends français, et il reste peu de place pour distinguer clairement les paroles des acteurs. C'est peut-être un truc qui me manquera en France, ça.
Une bande-annonce à voir
Je viens de tomber sur la bande-annonce de la prochaine adaptation d'un roman de Philip K.Dick : "a scanner darkly" réalisé par Richard Linklater avec Keanu Reeves. C'est un film en prise de vue réélle, mais totalement retouché à la palette graphique (un peu comme les quelques illus que j'ai pu faire sur le blog, mais en beaucoup mieux dans le film). Bref, c'est particulier. Personnellement, j'adore. Mais est-ce que ce sera digeste sur un film de 2h ? Les Animatrix sont bien parce qu'ils sont courts. Du régal pour les yeux.
Tiens, il n'y a pas de rapport avec le Japon. C'est ce que vous pensez, mais en fait si, parce que Philip K.Dick est l'auteur du "Maître du Haut-Château", roman qui décrit le monde de l'après-guerre si les Japonais et les Allemands étaient les vainqueurs. Je n'avais rien compris au moment où je l'ai lu, mais bon... un jour, il sera peut-être adapté en film lui-aussi.
Je change pas.
Hier, vers 4h du matin, me suis mis dans la tête l'idée d'aller affronter quelques japonais à la bastonnade amicale. Je suis donc allé au GameWarehouse, l'énorme salle d'arcade à 3 minutes de chez moi. Là, je m'installe devant une borne de Tekken 5, près à claquer quelques pièces pour me mesurer à un japonais qui se trouve, lui, en face de moi (mais je le vois pas, il est derrière sa borne). Hop ! "new challenger!"... piquette radicale. Je ne perds pas espoir, et retente un assaut. Piquette monumentale (un témoin me signale qu'il ne touche même plus le stick, et il me rétame quand même). J'essaie encore une fois, même pas tenu 20 secondes les 3 rounds. Dépité, je suis allé jouer du revolver sur Time Crisis 3 et House of the Dead 2. C'est pas mieux, en moins de 3 minutes, game over. Raah, je veux une PS2 pour se défouler sur GTA, pour se camoufler dans Metal Gear 3, pour rouler à fond à contre-sens dans GT4, et pour faire du catch en matant des gonzesses dans Rumble Rose.
Ca peut aussi trembler chez vous !
En cherchant des moyens de voir des émissions de télé française sur le web, je suis tombé sur un reportage parlant des risques de tremblement de terre en France. Alors, c'est un reportage de "complément d'enquête"... Par contre, le ton du journaliste, beh... c'est de la télé pour faire peur.
Pis en cherchant des informations sur des séismes récents en France, j'ai vu que ça a tremblé à Strasbourg le 5 décembre.
Mais bon, dans le Kanto, à Tokyo, on peut frimer, parce qu'ici c'est le super gros qu'on attend. Et comme il n' y a pas de limite de puissance, ça peut péter et tout engloutir d'un coup.
Je précise que j'utilise aussi un ton pour faire peur (et que je peux aussi dire des conneries), mais je précise aussi que je ne suis pas journaliste.
Sumo et sans soleil
Ce matin, avec Mam'zelle, sa famille et notre amie allemande, nous sommes allés assister à un entraînement de Sumo. C'est réellement impressionnant. Ils sont particulièrement vifs et combatifs. Deux masses qui viennent s'entrechoquer. Un énorme bruit de claquement, crâne contre crâne. Aïe ! Aïe ! Ca fait mal. L'entraînement a l'air de durer longtemps. Les sumos, une douzaine dans la salle d'entraînement, s'affrontent chacun leur tour. Parfois certains tombent brutalement, et j'ai mal pour leurs poignets qui amortissent leur chute. Pas plus de 3 secondes au sol, ils se relèvent, courageux, pour se foutre de nouveau des baffes frontales qui doivent faire sacrément mal si on a pas appris à les encaisser. Passionnant. (Mon appareil photo déconne dernièrement, donc pas de photos, dommage) Hier soir, j'ai montré à Mam'zelle et à sa mère l'excellent film-documentaire "Sans Soleil" de Chris Marker, réalisateur de "la Jetée" et "Level 5". Des images du passé, des années 80, des faits de sociétés, une mise en comparaison avec des peuples d'Afrique (Animisme/Shintoïsme, le rôle de la femme dans la société, la notion de groupe). Vraiment, ce film est intelligent. Finalement bien plus que celui de Wim Wenders, "Tokyo ga", qui n'apparaît alors que comme un simple film de touriste au Japon avec sa visite de la fabrique des plats des devantures de resto en résine, et de son intérêt pour Ozu. Ces deux films se rejoignent finalement dans la représentation d'un souvenir du Japon, celui du début des années 80. Je ne doute pas une seconde que "Sans Soleil" fut un moment de nostalgie pour la mère de Mam'zelle. Quant à moi, je ne suis que novice, et le Japon d'il y a vingt ans me paraît être le même que celui d'aujourd'hui... en faisant abstraction des modes vestimentaires et capillaires de la jeunesse, ainsi que du développement de l'électronique et de la technologie. (Puis, à part ça, j'ai l'impression de m'être cassé une cote en dormant. Est-ce possible ?)
La tremblotte, je m'y habitue pas.
Ce matin, à 4h45 environ, j'ai ressenti comme beaucoup d'autres ici les secousses d'un tremblement de terre de magnitude 5. Mais le plus impressionnant, et le plus flippant, c'est que cette fois-ci, il a duré longtemps. Les autres tremblements n'étaient que de courtes secousses, mais celle-ci était particulièrement longue. Je ne saurai dire combien de secondes, 45 secondes tout au plus. Mais c'est déjà beaucoup. Mais d'un autre côté, ça rassure aussi. Car s'il dure longtemps, et que la guesthouse est encore debout, c'est que ça va. Je veux juste dire que le Big One, ça dure moins d'une minute. Ca aurait pu secouer un gros coup pendant 2 secondes au bout de la 46ème seconde et faire s'écrouler le plafond. Mais c'est pas le cas. Bref... j'ai eu les boules aujourd'hui, vraiment.
En tout cas, tant qu'on peut rester debout, et qu'on est capable de marcher sur ses deux jambes, c'est que ça va... mais bon, comme j'ai dit au-dessus, le problème c'est que les tremblements de terre et leur puissance sont imprévisibles.
Allez, pour vous faire peur, Earthquake volume 4.
Et voici aussi un extrait d'un jeu vidéo japonais sur le Big One de Tôkyô : Zettai Zetsumei Toshi. Le test du jeu dispo en France sous le nom "SOS the final escape" sur PS2. A voir sur jeuxvideo.com.
Internet plante, la St-Valentin au Japon et Bud Spencer
Un problème de connexion internet dans la guesthouse, et c'est l'occasion de voir la détresse dans le regard des dépendants du web. Amusant.
Alors... que raconter...
Hier, c'était la St-Valentin, et au Japon, ça se fête différemment. Ici, c'est la fille qui offre un cadeau (généralement des chocolats) au garçon qui lui plait. Le garçon, lui, devra lui rendre un cadeau en retour un mois plus tard, donc en mars. Un cadeau de qualité pour la fille qui l'intéresse, un cadeau sans intérêt pour la fille qui ne le fait pas rêver. Ceci s'applique donc aux célibataires. Mais pour un couple, c'est à peu près la même chose.
J'ai donc eu un chouette cadeau : le guide du salary-man. Rigolez pas, c'est moi qui l'ai demandé. Ce guide explique toutes les bonnes manières que le salary-man doit faire, et tous les impairs à éviter. C'est particulièrement riche et intéressant. Ca aide à comprendre un peu plus la vie des soldats du travail.
Puis nous sommes allés au cinéma. Il y a toujours un truc magique qui arrive au cinéma. C'est quand le film se termine, et que l'on se dirige vers la sortie... une fois que je vois les kanjis indiquant la sortie, je me rappelle que je suis au Japon. Pendant le temps du film, emporté par une histoire, j'oublie.
Et pour finir la soirée, au paroxysme du romantisme, j'ai fait découvrir à Mam'zelle le film "deux super-flics", véritable chef d'oeuvre du film de baffe avec Bud Spencer et Terence Hill. C'est de la bonne humeur.
Voilà. J'ai pas grand chose d'autres à dire.
Petite illu du soir...
Une petite illu que je viens de faire maintenant... donc tard dans la nuit. Le gars, c'est un peu moi (du moins les vêtements et le grain de beauté sur la joue)... quant à la fille, ça peut être Mam'zelle si elle s'habillait à la mode d'Harajuku, ce qui est heureusement pas le cas. Tout ça pour vous envoyer finalement sur ce site de photos bien sympathique : Style-Arena
Ca secoue
Ca vient de secouer. Ca faisait longtemps que je n'avais pas ressenti de tremblement de terre. L'occasion pour moi de vous envoyer vers un site sur les tremblements de terre qui vous informera avec précision sur l'heure, le lieu et l'importance des secousses récentes dans le monde.
Quoi de neuf ?
Bon, bon, bon... alors, qu'est-ce qui se passe dans la guesthouse ces derniers jours ?
Réponse : j'ai une nouvelle voisine. Elle n'a pas l'air atteint d'hikikimori. Donc ça va.
A part ça... beh, je cherche du boulot. L'un de mes voisins (le gars qui cherche un graphiste pour bosser au Canada) m'a filé quelques liens internet pour m'aider dans mes recherches. Liens tout en japonais. J'utilise un site de traductions approximatives pour essayer de comprendre un peu de quoi il s'agit. Bref... il y a de bonnes pistes, mais c'est loin d'être gagné.
Pis niveau BD, un éditeur m'a encouragé à lui montrer d'autres projets. Ce qui est plutôt bon signe. Maintenant, il ne tient qu'à moi de faire de la bonne BD bien foutue et intéressante.
Pis, je suis aussi en train de faire les cartes d'invitation du mariage d'une amie de Mam'zelle. C'est aussi du boulot, car il faut aussi faire le menu et d'autres trucs qui doivent être bien jolis.
Bon... beh, voilà. Rien d'autres qui me vient à l'esprit. En fait, si vous voulez connaître plein de trucs sur le Japon. Je vous conseille ce blog : Comme ça du Japon
Setsubun, manga-café et rotoscopie
Setsubun. C'est une tradition japonaise qui précède le jour de l'arrivée d'une nouvelle saison. On lance des poignées d'haricots pour faire sortir le démon, et faire rentrer le bonheur en criant : "Sortez démon !". C'est aussi l'occasion de bien manger en commençant par une sardine séchée difficile à avaler... ainsi que le même nombre d'haricots que son âge. Ca m'a bien plu. Je me suis même déguisé en démon (bon, j'ai juste mis un masque), et je me suis fait lancer des graines d'haricots sur la tête.
J'ai aussi expérimenté les café-mangas... c'est une sorte de grande bibliothèque de mangas avec des box privés dans lesquels on y trouve une télé, une PS2, un ordinateur avec connexion internet et un canapé... plus les boissons (soft) à volonté. C'est pas mal comme endroit tranquille et silencieux pour se reposer, et lire plein de mangas.
Pis, aujourd'hui, je suis allé encore dépenser le peu d'argent qui me reste dans des livres. Mais des livres vraiment utiles. Ces livres contiennent des séries de photos des mouvements du quotidien, genre descendre les escaliers, allumer une cigarette, ouvrir une porte. C'est un peu comme de la rotoscopie. J'en ai pris un autre sur la bastonnade, avec utilisation de trampoline. Et en cherchant dans la multitude de bouquin de ce genre, j'en ai vu d'autres assez drôle. L'un avec X-or le shériff de l'espace qui fait plein de pause classe, et un autre avec des prises de catfight (combat de femmes) entre deux femmes à oilpé. Voilà.
Choqué
Choqué. Le mot est faible.
Aujourd'hui, je suis allé dans un quartier de libraire de Tokyo pour regarder quelques mangas. Et pour la première fois, j'ai décidé d'aller jeter un oeil un peu plus approfondi dans la section manga érotique et porno (je précise qu'on peut les feuilleter dans cette librairie). Je regarde un peu partout rapidement, et mes yeux tombent sur une couverture étrange : une gamine de 5 ou 6 ans qui pleure. J'ouvre. Je referme aussitôt. D'abord choqué par ce que je viens de voir. Je me demande si c'est vraiment possible. Je regarde les couvertures des mangas avoisinants, le même genre (mais dans les 10 ans). Je repars de cette librairie choqué, mais surtout furieux devant l'hypocrisie de la censure japonaise qui ne tolère pas la représentation d'un sexe mais laisse être publiées et distribuées de telles atrocités. Le Japon me fait peur.
Ma jounée d'aujourd'hui : hier.
Mon voisin, le fantôme qui crie est parti !!! Ouais ! Enfin... ouais un peu, parce qu'il va être remplacé rapidement par un autre locataire (peut-être encore pire). Mais bon, c'est chouette.
Aujourd'hui, j'ai fait la connaissance d'un vieux japonais qui vient d'arriver dans la guesthouse. Curieux, il m'a demandé ce que je faisais dans la vie. Alors, après une réflexion super rapide d'approximativement 2 secondes, je lui ai répondu "j'ai un visa qui me permet de rester un an ici, mais bon, je vais peut-être rester 6 mois, parce que je parle pas japonais, et trouver du boulot... beh...". Puis il me demande ce que je fais dans la vie... professionnellement. Et je réponds "graphic-design but i want to draw comics book". Surpris il me dit "nan, pas possible ! j'ai bossé 15 ans en agence de pub au Japon... et là, je cherche un graphiste justement pour bosser avec moi... au Canada". C'était amusant.
Pis...je suis encore allé chercher des mangas horrifiques, Junji Ito et Saehiru Maruo. Le Junji Ito est bien chouette, ça fait moins pervers. Par contre, les 2 Saehiru Maruo, beh, mazette, ça y va fort. C'est les derniers mangas que je m'offre... de ce style-là du moins. Je vais me mettre à chercher des mangas avec des belles pépées super mignonnes avec des belles jambes et tout... et ça, c'est super facile à trouver ici (c'est pour apprendre à dessiner des belles femmes, hein... ok!)
Tiens, j'ai aussi vu une Deux Chevaux Citroên aujourd'hui. Et hier, c'était une Lotus Turbo Esprit qui a attiré mon regard. Euh... c'était juste pour dire ça.
Voilà. C'est tout. Rien d'autre qui me vient à l'esprit. En fait, si. Ce soir, j'ai mangé pour la première du congelé au Japon (en fait, c'est la deuxième fois, voire même la troisième). Des yakisoba (sorte de nouilles sautées aux légumes que je fais d'habitude moi-même) et une omelette japonaise. Ca m'a coûté 205 yens (donc 1,5 euro). C'était pas super bon.