10/12/2005

Pourquoi faut-il toujours avoir 10 000 yens sur soi ?

Pour payer le taxi quand on rate le dernier train. Sauf que je les avais pas ces 10 000 yens. Alors, j'ai marché et marché et marché et marché et marché et marché jusqu'à ce qu'un taxi veuille bien de moi et de mes 3000 yens en poche cette nuit-ci. J'ai marché environ 2h ou 2h30... c'est intéressant de voir la banlieue de Tokyo en pleine nuit. Pour trouver mon chemin la technique a été de suivre le chemin de fer du métro. Ca fourmille d'ouvriers ! C'est impressionnant, y en a partout ! C'était très joli à voir. Une autre ambiance. J'ai croisé très peu de personnes sauf aux alentours des stations de métro. Je me suis fait accosté par une femme de peu de vertu qui m'a proposé ses services pour le même prix qu'un taxi (10 000 yens depuis Toyocho jusqu'à Baraki). Je lui ai répondu gentillement que si j'avais cette argent je serais dans un taxi. Puis une fois arrivé à la gare d'Urayasu, je demande à nouveau à un taxi... et là, ok. Je dis bien que j'ai pas plus de 3000 sur moi. Pas de problème, il me laissera sur le bord de la route une fois le compteur indiquant cette somme. Par chance, je suis arrivé chez moi à 2980. C'est tout de même 10 fois plus cher que le métro, et c'est un peu plus cher qu'un karaoké nocturne avec boisson à volonté... mais là, des karaoké, je suis étonné, je n'en ai pas trouvé (enfin si, à Kasai, mais ça faisait déjà près de 2 heures que je marchais). Bref... un conseil "ne ratez jamais le dernier train". Et quand je dis le dernier train, je dis bien celui qui va jusqu'à votre station. Le mien a eu la bonne idée de s'arrêter 9 stations plus tôt.

Cette petite marche nocturne m'a permis de marquer le coup. Effectivement, aujourd'hui, c'était mon tout dernier jour de boulot. Forcément, j'étais ému... surtout quand une des élèves s'est mise à pleurer quand elle a appris la nouvelle de mon départ. Ca m'a aussi fait très plaisir de pouvoir discuter une dernière fois avec mes collègues (même si j'ai raté le train).

En tout cas, les jours passent vite... ma chambre est pratiquement vide. J'ai déjà envoyé des colis. Demain je dois continuer. Et vendredi : hop! dans l'avion !

C'est dur !

Tiens, au fait, dimanche soir, il y a eu une soirée d'adieu : resto et karaoké. Le plus karaoké que j'ai jamais fait : 7 heures ! Entouré d'excellents amis, j'étais vraiment heureux même si de temps en temps au bord des larmes... heureusement l'alcool aidant je me suis endormi (mais pas longtemps, une heure seulement cette fois-ci).

J'ai aussi vécu mon plus grand choc culturel dimanche soir. Mais ça, je n'en parlerai pas ici. Désolé.

3 commentaires:

Anonymous Julien a dit...

Que d'aventures!

Je te souhaite un bon retour en France, en esperant que ça ne soit pas trop difficile.

A bientôt,

Julien

10:25 AM  
Blogger L'Amiral a dit...

t'as intérêt à m'envoyer rapido un mail où tu me racontes en détails cette histoire de choc cul-turel...
parceque ce genre de fin de blog à la LOST merci ! J'aime pas ce genre de suspense (!) sauf quand je peux matter l'episode suivant aussi sec...

4:42 PM  
Anonymous Anonyme a dit...

bon retour dans le nord. courage tu trouveras bien une solution rapide pour retourner quelques mois au Japon sinon retrouver ces habitudes c'est pas mal aussi, tu pourras de nouveau retourner au festival asiatique de deauville boire une bière dans une créperie
gregAD

5:06 PM  

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